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Zèbre, âne, singe… : l’école doit cesser d’être un zoo et redevenir un écosystème d’apprentissage personnalisé !

On donne aux enfants intellectuellement précoces – c’est à dire tout simplement en avance sur les autres pour certains éléments de leur apprentissage – le joli surnom de “ Zèbre” ! Pourquoi ? Voici un bref rappel sous forme d’explications et de justifications zoologiques.

L’école est depuis longtemps un drôle de zoo.

Vous n’aviez pas remarqué ? Mais si ! Les sobriquets et petits noms de nos animaux préférés nous sont distribués depuis bien longtemps au gré de notre attention ou comportement en salle de classe : le moins appliqué à faire ses exercices se voit affubler d’un bonnet “d’âne” ; le plus malin est gratifié de l’étiquette du “petit singe” ; celui qui refuse obstinément de suivre les consignes est qualifié de “mule” ; celui qui ne peut s’empêcher de partager ses impressions avec son voisin de classe récupère le beau plumage de la “pie” ; au plus silencieux l’étiquette de la “carpe”, etc. Et du coup, à celui qui semble plus rapide ou en décalage avec ses camarades, on associe son comportement à la qualification de zèbre !

Alors pourquoi le zèbre?

On pense en premier lieu aux couleurs particulières de son pelage : le mélange noir et blanc est tellement singulier qu’il détonne dans la savane et au milieu des autres animaux. Le zèbre est donc distinct et différent. Mais c’est aussi en second lieu quand on connait un de ses traits de caractères principaux que l’on comprend mieux le rapprochement : l’enfant intellectuellement précoce et le zèbre partagent tous les deux le fait d’être indépendant. On a en effet longtemps considéré que cet animal, très proche du cheval, ne pouvait, contrairement à son cousin équidé, être domestiqué. Déjà, c’est un animal “sauvage” dont l’instinct d’indépendance reste très développé par rapport aux chevaux, domestiqués depuis de nombreuses générations. On ne peut pas leur faire faire des choses que ferait plus directement un cheval, sous l’influence de la confiance envers l’homme. Si on veut essayer de le faire, il faut les avoir depuis tout petit pour les apprivoiser.

Enfin, leur conformation – c.a.d. leur physique et en particulier leur squelette – est probablement aussi moins adaptée au poids du matériel et du cavalier sur le dos. Il faut un cavalier et “une charge plus légère” sur le dos de cet animal. Et c’est peut être cette dernière caractéristique qui justifie le mieux le rapprochement entre les deux profils. L’enfant précoce est aussi un sujet qui demande plus de finesse dans son accompagnement et plus de légèreté dans la structuration de son apprentissage.

L’école a clairement un rôle essentiel à jouer dans ce traitement particulier et adapté de l’apprentissage de nos “ petits zèbres”.

A leur besoin d’écoute, il faut des petites classes.

A leurs besoin de personnalisation, un apprentissage par palier et matière plutôt qu’un programme général commun pour tous.

Un ensemble de solutions qui permettra d’accompagner le mieux possible le développement de ces “droles de zèbres”!

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